Comment se fixer des objectifs (atteignables) ?

Il existe pas mal de méthodes et d’articles sur le sujet et globalement, la base est toujours la même :

  • Être claire sur l’objectif
  • Découper cet objectif en petites tâches

Simple non ? 🙂 On y reviendra. Pourtant, parfois, ce qui peut poser problème se situe juste avant : « OK, mais je me donne quoi comme objectif en fait ? » Haha, c’est une excellente question !

Dans cet article nous allons d’abord aborder des techniques pour déterminer ce qui peut devenir un objectif à atteindre. Puis nous verrons comment le formaliser. Mais avant tout, je vous propose une mise en jambe avec un Podcast de Gregory Puy avec Mo Gawdat, qui n’a rien à voir avec le thème d’aujourd’hui… Mais quand même : Comment hacker son cerveau pour atteindre le bonheur

SPOIL : « Votre bonheur est égale à la différence entre les évènements de votre vie et vos attentes selon comment votre vie devrait être ». Bonheur = Evènements – Attentes

Il explique que tout dépend de l’évènement en tant que tel VS comment nous voudrions qu’il soit. En se fixant un objectif, le but n’est pas forcément de l’atteindre exactement comme on l’aurait prévu au début, mais bien plus de profiter du voyage que l’on fait en voulant l’atteindre, de se mettre en mouvements vers nos rêves… Et de voir où cela nous mène (introduction à relire une fois que vous aurez fini de lire cette article ;)).

Déterminer un ou des objectifs

Suite à l’écoute de ce Podcast, il peut être intéressant de se concentrer sur des objectifs de « Être » (je veux être architecte, plus gentil, moins dans le passé…) et « Faire » (je veux faire le tour du monde, du basket, une lampe moi même…), mais pas forcément sur le « Avoir » (je veux avoir une plus grosse TV, un Macbook, des millions de likes…). Sachant que « être » ce que l’on veut être et « faire » ce que l’on veut faire amène souvent vers ce qu’on veut avoir le plus 😉 (On dirait une diserte de philo, vous avez deux heures !)

Je conseille également de ne pas avoir plus de 3 objectifs à la fois, si non on s’y perd et il devient plus simple de se démotiver et finalement ne rien faire !

La bucket List

Un des points de départ peut être la « bucket list » ou « liste de souhaits » !

Vous y trouverez tous les trucs fous, tendres, incroyables, secrets, drôles, inavouables, et j’en passe, que vous souhaitez faire et que vous n’avez encore jamais fait. Pour vous aider, je laisse ici une liste d’idées à télécharger . Par exemple, quand vous voyez votre copain Rémi qui passe son niveau de plongée, alors que cela fait des années que vous souhaitez le faire :

Option 1/ Vous vous inscrivez en même temps que lui,

Option 2/ Vous le notez dans la bucket pour ne pas oublier et vous commencerez l’année prochaine car vous avez déjà plusieurs projets en cours,

Option 3/ Vous ne faites rien et regrettez (voir ruminez) à chaque fois qu’une occasion se présente d’aller plonger.. Bon vous en conviendrez, ce n’est pas vraiment une option.

Je laisse également ici la bande annonce d’un très beau film de Rob Reiner sur ce sujet. « The bucket List » (« Maintenant ou jamais » en français) avec Jack Nicholson & Morgan Freeman ! (Nicholson figé en mode « Shining » sur cette image n’est pas du tout représentative du film, je vous rassure :D) :

En début d’année ou dès que vous le souhaitez, il suffit de piocher une ligne dans votre liste, juste une, et de convenir que ce sera un de vos 3 objectifs ! Par exemple, j’ai un rappel dans mon agenda pour aller la relire au moins tous les 6 mois.

En sus, je vous propose une autre vieille référence qui fait réfléchir : Les cinq grands regrets des gens avant de mourir, vue par The Guardian.

Être celui que je veux devenir

Cet outil peut vous inspirer pour déterminer vos objectifs.

Vous vous dites souvent que vous êtes « trop comme-ci », « pas assez comme ça », « susceptible », « impatient(e) », etc. ? Deux options s’offrent à vous (car on a toujours le choix) :

1/ Fichez vous la paix, mais vraiment, et n’y revenez pas : ça peut être un de vos objectifs (à écrire et à lire chaque jour)

2/ Vous décidez de travailler dessus, mais vraiment, et ça peut-être l’un de votre objectif !

Les piliers de vie

Enfin, cette troisième piste vous permet d’en profiter pour mettre à plat « vos piliers de vie » et d’en choisir un d’eux en objectif (généralement un qui peut être moins bien noter que les autres) !

Je ferai un article sur le sujet, mais en attendant, voici un très bon article sur le sujet proposé par Cécile Neuville, psychologue spécialisée en psychologie positive.

Cet outil est assez puissant pour faire le point. Je l’applique une fois par trimestre (oui, j’ai un rappel dans mon agenda aussi pour ça).

Formaliser l’objectif

Les méthodes les plus connues

Cette partie s’applique autant au domaine personnel que professionnel. On peut donc facilement aller piocher des bonnes pratiques du milieu professionnel, en voici quelques unes des plus connues :

  • La méthode SMART, pour définir un objectif qui soit :
    • Spécifique : Formulation positive de l’objectif (et non sur ce que vous ne voulez pas/plus).
    • Mesurable : Associer votre objectif à un résultat chiffré
    • Approprié : Appropriez pour vous… Pas pour faire plaisir à quelqu’un ! 😉
    • Réaliste
    • Temporellement défini : Une date de début ET une date de fin 

  • La méthode OKR (Objectives and Key Results)
methode okr

Cette méthode formalise des résultats à atteindre à chaque étape de l’avancement de l’objectif :

  1. Faire le choix de « l’objectif idéal »
  2. Renseigner des sous-objectifs aux différentes étapes du projet
  3. Choisir un ou des résultats clés par sous-objectif
  4. Déterminer les tâches associés

Source : Hubspot

  • La théorie de Locke et Latham ou la méthode 4C-F :
    • Clarity : Objectif clair, sans ambiguïté
    • Complexity : Objectif simple à comprendre et à mettre en place
    • Challenge : Objectif engageant, motivant et accessible
    • Commitment : Objectif partagé et accepté (en équipe ou en le couple par exemple)
    • Feedback : Avoir un suivi régulier de l’avancement

En définitif, quelque soit la méthode, les étapes restent globalement les mêmes : Écrivez votre objectif en étant précis dans ce que vous souhaitez accomplir, et pour ne pas vous décourager rien de tel que de prédécouper l’objectif.

On est d’accord que si vous prévoyez de manger un kilo d’oranges pour faire le plein de vitamines, vous ne compter pas les manger d’un coup ? Vous les achetez, en prenez une, la coupez au couteau (ou en faites un jus), bref, vous y aller petit à petit, jour après jour ! Découper un objectif apporte une bonne visibilité et donc vous permet de ne pas voir le kilo d’orange à manger dans son ensemble mais simplement l’orange que vous avez prévu de manger aujourd’hui : Les morceaux de cet orange correspondent aux tâches qui sont alors plus faciles à réaliser.

Si l’objectif implique plus d’une personne, il est préférable qu’il soit négocié plutôt que imposé. Ce qui veut dire qu’impliquer toutes les personnes (le couple, la famille, les collaborateurs) dans la négociation est essentiel.

Se fixer l’objectif

Ca y est, on y est !

Vous trouverez ici un exemple de fiche « Objectif » à remplir accompagné d’exemples préremplis

Vous avez la flemme de télécharger la fiche ? En voici un résumé :

1/ Placer le décors

Prendre votre plus beau stylo et une feuille ou un carnet et écrire :

Objectif : Nom de l’objectif

Réussite : Ce que ça peut changer d’atteindre cette objectif, ce que je vais ressentir

Délai : Date de début et date de fin

Moyens et outils : Liste de choses et personnes qui peuvent m’aider à atteindre l’objectif

Option – Irritant : Spécifier si l’objectif répond à une gène existante

2/ Préparer la mise en action

Il s’agit de lister les étapes pour atteindre cet objectif. Préparer la mise en action est essentielle pour ne pas se retrouver face à un troue noir 1 semaine / 1 mois après avoir placer le décors et relire l’objectif sans savoir quoi faire.

Vous pouvez détailler ce que vous avez en tête, dans un premier temps sans trop réfléchir. L’idée est surtout de vider votre tête de tout ce qu’il y a comme idées.

Cette liste peut être évolutive, car au début la liste sera un peu « en vrac » (pas forcément par ordre de priorité par exemple, ou avec des sous-objectifs et des tâches mélangés) et à l’étape 3, tout va s’éclairer.

Il s’agit d’établir une liste où vous pouvez avoir un maximum de contrôle sur les choses à faire (lire tel livre, contacter tel personne, …), progressivement tout prendra forme et vous pouvez aussi prioriser (par importance et dans le temps) ce qui peut l’être :

  • Sous-objectifs
  • Tâches pour chaque sous-objectif

Rappel vitaminé 🍊 : le fait de découper l’objectif multiplie les chances de l’atteindre !

3/ Action !

  • « Faire copain-copain » avec son engagement

Vous mettre un rappel pour le relire une fois par jour, semaine ou mois n’est pas un luxe, on oublie vite, le cerveau n’aime pas trop le changement… Et pourquoi pas en parler à une personne (ou des personnes) qui peut vous apporter un œil critique et positif sur le sujet. Vous prendrez ainsi un engagement un peu plus formel !

Revenir régulièrement sur votre fiche vous permet de vous imprégner de ce que vous souhaitez faire.

  • Planifier

Dès que votre objectif est rédigé (on parle bien du même jour !), commencez à noter la première tâche à faire dans votre outil de gestion de tâche ou dans votre agenda.

Petite astuce : Dès que vous cocher une étape / tâche, référez-vous TOUT DE SUITE (on parle bien de la même minute) à l'étape / la tâche suivante qui se trouve dans votre liste de "Mise en action" pour inclure à votre outil de Todo ou agenda votre prochaine tâche afin de ne pas perdre le fil.

Avec le temps vous pouvez affiner vos sous-objectifs et tâches et tout prendra forme dans l’action, progressivement. Simplement, ne vous arrêtez jamais quand vous commencez, si non les oranges périment, seules, abandonnées, au fond du frigo et vous, vous n’aurez pas votre dose de vitamines ! Vous n’aimez pas gaspiller, si ?

  • Conclure

A la fin du délais prévu, rien de tel que de faire un petit bilan de ce qui a marché ou non et de se demander pourquoi. Cela peut aussi vous servir à redéfinir votre prochain objectif. Pour rappel, si vous n’arrivez pas à atteindre votre objectif final, essayez de voir si vous ne pouvez pas encore redécouper quelques étapes. Si toute fois, vous « n’arrivez pas exactement à ce que vous aviez prévu, revenez au début de cet article et regardez le chemin parcouru, vous en aurai forcément appris !

Au pire… :

Je ne perds jamais, soit je gagnesoit j’apprends.

Nelson Mandela

Alors lancez-vous !

Le journaling, outil puissant de réflexion et d’organisation

Jeanne Sivole Lettre à la vie le livre

L’écriture

pen on white lined paper selective focus photography

Le journaling, principe d’écrire régulièrement dans un cahier, est accessible à tous. On parle souvent de journal intime, expression galvaudée car associée à la jeune fille et son carnet qui ferme avec une petite clé… Vous la voyez ? 🙂 Eh bien, oubliez là ! Le carnet de note pour les grands existe aussi !

Selon le ministère de la culture, repris dans "La Press", 8 % des français en activité en 2019 écrivent régulièrement dans un journal, soit environ 3 millions de personnes. Chiffre qui serait en augmentation selon Philippe Lejeune, universitaire français et spécialiste du journal personnel. 

Pourquoi ?

Plusieurs études ont été menées depuis les années 50 pour comprendre en quoi l’écriture aurait un rôle dans notre cerveau. L’écriture permet de faire une synthèse sur ce qui nous est arrivé, ce que l’on ressent, ce que l’on envisage de faire, ce que l’on apprend, elle permet d’alléger les maux (sans jeu de mots aucun) et de développer la créativité, tout un programme !

L’étude qui nous intéresse met en avant que les objectifs que l’on se fixe sont plus facilement atteignables lorsque nous les écrivons 1/ régulièrement 2/ à la main et 3/ que nous les partageons à au moins une personne. La régularité, l’écriture manuscrite et le fait de se confier, sont autant d’engagements que l’on prend envers soi et en vers quelqu’un d’autre.

Résultat de l'étude de 2016 réalisé par Dr. Gail Matthews : 3/4 des participants ayant respecté ces trois prérequis chaque semaine ont atteint totalement ou en partie leur objectif.

En clair, déposer les mots (ici ou là, on le verra après), mais avec ses propres mimines permet :

  • D’y voir plus clair : mettre en abymes ses pensées et ses idées notamment
  • De vider son cerveau : quand on a la tête trop pleine d’informations, l’écriture a ce pouvoir d’être comme une bonde de fond d’un lavabo (désolée pour la référence, mais je suis en plein dans les travaux pour refaire ma salle de bain) et permettrait alors de mieux dormir.
  • De prioriser ses tâches
  • De se mettre en action comme nous l’avons vu plus haut
  • De se faire du bien tout simplement

OK, mais j’écris quoi dans mon carnet ?

person in black adidas cap sitting on bench writing on notebook

Nous l’avons vu, écrire régulièrement semble être encore le mieux, ne serait-ce car cela permet de créer une habitude / un rituel, et le cerveau, il aime bien ça ! Le soir ou le matin… Ou les deux c’est encore mieux !

C’est comme en sport, on s’habitue à la régularité et ça devient de moins en moins complexe à appréhender. Alors même si on a la flemme, on se remotive à chaque fois jusqu’à ce que ça fasse partie du quotidien et qu’on en voit clairement les bienfaits !

Et en écrivant, on risque quoi au pire, une ampoule au pouce ? 😉

Le classico, le bullet journal

Voici ce qui est généralement le plus conseillé :

  • Une fois par an : décrire vos objectifs annuels personnels et professionnels.
  • Une fois par mois : on reprend ses objectifs annuels et hop on détaille ce qu’on peut faire ce mois-ci (sur 3 objectifs max hin, on est pas des machines non plus 🤷)
  • Une fois par semaine : vous l’aurez deviné, on choisit ce qu’on veut accomplir cette semaine, on peut en profiter pour se mettre un rappel d’appeler son père pour son anniversaire (oui, un peu comme un agenda)
  • Chaque jour : reprenez vos objectifs et déterminez des tâches, des priorités…

Bref, des idées c’est pas ça qui manque !

Les petits plus

Suite à des années de pratique, je peux vous dire qu’il n’est pas évident de partir de zéro pour, le 1er janvier venu, déterminer ce qui constituera nos projets annuels 🤓. Afin de vous aider dans cette tâche, voici un article qui pourrait vous intéresser. Ensuite, effectivement chaque début de mois et semaine, allez piocher dans vos fiches « Objectif » où vous aurez déjà détaillé pas mal de choses, afin de voir comment vous organiser pour avancer sur les trois objectifs que vous aurez choisi.

D’ailleurs une année ça commence quand vous le souhaitez, moi par exemple c’est à chaque début d’un nouveau carnet, généralement en mai 🙂 …

Aussi, pour vous donner un peu plus de matière lorsque vous êtes motivé pour écrire mais que vous ne souhaitez pas travailler sur des objectifs, tâches à faire, etc., voici quelques pistes :

  • L’intention positive du jour à garder en tête / votre « Mojo » :

C’est une intention, une émotions qu’on aimerai garder toute la journée… Même quand on voit son voisin de bon matin qui nous fait une énième remarque car on a encore laissé les poubelles traîner dans l’entrée (faut avouer, c’est pas top…) !

Si vous êtes en panne d’inspiration, je vous ai constitué une liste de pensées « Good Vibes » à télécharger ici.

  • Après le « Just do It », « Just write it« 

Pas besoin d’être un écrivain renommé, ou un mec qui a fait L (c’était le nom du Bac littéraire qui existait à mon époque ^^) pour pourvoir écrire !

On peut très bien écrire ses pensées, ses envies, ses moments down ou au contraire les moments de pur plaisirs (d’aujourd’hui ou d’un souvenir qui nous revient), ses coups de gueules, ses idées de nouveaux boulots… Bref tout ce qui vous passe par la tête.

Je précise qu’il n’y a pas besoin d’être un pro car il n’y a aucune obligation à tenir une ligne éditoriale ou à faire des phrases. Un jour vous pouvez vous parler à vous même, une autre fois écrire à quelqu’un, faire des tirets d’idées qui passent, dessiner, ou même simplement écrire un mot (qui résume votre journée par exemple).

  • Les 3 bonheurs qu’on a eu dans la journée, comme avoir pensé à prendre du gel hydro une fois que l’on a descendu la poubelle qui s’est ouverte à mi-chemin…

Pour les plus fous / les plus fans de carnet, voici des idées pour vous décomplexer d’acheter pleins de carnets sans savoir ce que vous pouvez y mettre dedans :

  • Le carnet « One day, one thought » (en anglais c’est toujours plus cool) : Vous notez une phrase par jour. Vraiment ce qui vous vient en tête sans trop réfléchir, sans lien avec la veille ou le lendemain, une pensée, une phrase, … Le plus drôle est de tout relire au bout d’un moment.
  • Le carnet de gratitude : uniquement dédié aux « 3 bonheurs du jour » vu juste au-dessus.
  • La simple « todo » liste : liste des choses à faire avec le malin plaisir de cocher / rayer ce qu’on a fait. Un petit conseil tout de même inspirer du bullet journal : réécrivez régulièrement votre liste pour qu’elle soit au propre (sans ce que vous avez déjà coché)
  • Le carnet d’idées : Pour noter toutes vos idées les plus folles, de projets, de voyage, d’entreprise, … Ce qui revient un peu à la bucket liste, car à quoi bon avoir des idées si on ne peut pas les réaliser 😉
  • Le carnet de rêve : écrire ses rêves quand on s’en souvient !
  • Le carnet de voyage : Mais bon, ça marche uniquement quand vous êtes en voyage 😀

Dans tous les cas, quoi que vous écriviez, il est intéressant de garder la date du jour. Si un jour l’envie vous prend de relire quelques pages, il sera plus simple de vous situer et cela permet de constater (sans jugement) le temps que l’on peut passer sans écrire.

Par exemple moi (je fais mon mea-culpa) il m’est arrivé de ne pas écrire pendant un an… je ne pensais jamais m’y remettre d’ailleurs ! 😀 Et parfois d’autre période d’un mois peuvent passer sans aucune ligne.

Ce n’est pas la peine de vous juger ou de vous décourager, ce carnet est avant tout votre ami, il est là quand vous en avez besoin, basta !

Sur quoi j’écris ?

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Ok, ça y est vous êtes chaud, vous souhaitez vous y mettre ?

Alors, à la question « sur quoi j’écris », j’aimerais vous répondre « sur les murs » mais une copine m’a dit que son enfant avait essayé et ça rend pas vraiment bien… Il existe différentes méthodes, plus traditionnelles certes mais aussi plus mobiles, pour arriver à mettre par écrit ses pensées :

  • La feuille blanche, volante, et donc libre d’aller se cacher et que vous ne la revoyez plus jamais, ou d’être d’échiquetée une fois que vous y avez passé vos nerfs
  • Le carnet « vide » avec des pages blanches, à points, quadrillés ou à lignes
  • Le Bullet Journal, très en vogue, vous pouvez le mettre en place vous même ou il existe aussi des carnets « prérempli » qui vous accompagnent
  • Des carnets de développement personnels où tout est inscrit, y a plus qu’à compléter les trous !

Et on oublie l’ordinateur… (cf. le début de cet article…)

J’ai fait un article comparatif de carnets (car oui, je suis une vrai fane de carnet), ça pourrait peut-être vous aider !

Vous avez l’embarras du choix, le seul point important et de prendre le temps de le choisir car a priori vous allez le garder un moment avec vous.

Vous aurez aussi besoin d’un stylo, pour le coup je recommande en priorité les effaçables, exemple le Pilote Frixion rechargeable (mais certains sont affublés, depuis quelques années, de flames plus très à la mode).

Toujours pas convaincu ? Le mieux reste encore d’essayer, vous verrez bien !

Et au pire quoi : ça vous plaira tellement que vous aurez une ampoule ! 😉 Et soyez indulgent avec vous même, ce n’est pas parce que vous n’écrivez pas pendant 3 jours, une semaine, un mois, que vous n’écrirez plus jamais…

Pour conclure :

Les principales étapes :

1/ Choisir son carnet et son stylo

2/ Tester (une) des approches pour vous lancer dans l’écriture

3/ Ecrire régulièrement

Rappels de liens :

Comparatif de carnets

La bonne pensée / votre « Mojo » exemples à télécharger

J’ai fais l’expérience d’une retraite de yoga en Inde

yoga

Alors ça c’était pas vraiment prévu, c’est un peu arrivé comme ça, suite à une opportunité offerte par la sœur de mon copain qui fait du yoga depuis deux ans et qui m’a proposer de venir à cette retraite organisée par sa professeur : 7 jours de yoga (et plages) à Goa !

Cela faisait deux ans pour ma part que je n’avais pas fait de yoga… Sa proposition de partir était en octobre, j’ai pris les billets en novembre, il me restait alors à peu près 4 mois pour travailler légèrement ma souplesse afin de me dérouiller ! Et autant vous dire qu’il y avait du boulot car pour être plus explicite, lorsque je me penchais en avant je touché mes tibias.

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Ce fut en définitif le parfait timing avant le confinement Covid19. Je suis partie du 8 mars 2020 au 16 mars 2020 ! Le confinement commençait le 17 mars 2020…

Voilà un bref récapitulatif de ce que j’ai compris de ce voyage et de la vision du yoga, un peu plus complexe que ce que je pensais.

Attention les yeux, je ne suis pas une grand spirituelle mais j’essaye de faire au mieux pour rendre les choses claires 😉

🧘 Le YOGA : Union entre le corp et l’esprit

D’après les écrits fondateurs du yoga, appelés les « sutra », il y a 8 piliers au Yoga

YAMA = L’ETHIQUE > LES RACINES

  • Ahimsa : la non-violence (ne pas être violent) – physique, paroles, pensées
  • Satya : la vérité (être authentique)
  • Asteya : ne pas voler (ne pas prendre des choses qui ne me sont pas données)
  • Brahmacarya : l’abstinence (s’éloigner de ce qui peut trop me distraire)
  • Aparigraha : non-possessivité (ne pas être avide, ne pas prendre plus que ce dont j’ai besoin)

NIYAMA = LA DISCIPLINE > LE TRONC

  • Sauca : Propreté. La pureté du corps (être propre et ordonné) – Actes et Paroles (lié à la parole impeccable)
  • Santosa : le contentement (se contenter, reconnaître ce qu’il y a de bien dans notre vie) La satisfaction du verre à moitier plein. « It’s could be worse »
  • Tapas : le travail (cultiver l’effort) « Toujours faire de son mieux »
  • Svadhyaya : l’étude (apprendre sur soi-même, se connaître soi-même). On a tous des « boutons » et quand les autres appuis dessus on réagit…
  • Ishvara pranidhana : le lâcher prise (s’en remettre à l’univers ou reconnaître qu’on ne peut pas tout contrôler) – La résilience. Let it go.

ASANA = LES POSTURES > LES BRANCHES

  • Ashtanga yoga > Yoga tradi avec enchaînement de postures
  • Vinyasa yoga > Ashtanga version douce
  • Yin yoga > pauses longues

PRANAYAMA = LA RESPIRATION > LES FEUILLES

PRANA : Energie vitale & YAMA : contrôle.

Il s’agit donc de la maîtrise du souffle & la respiration propre à la pratique du yoga. Mais à quoi sert le PRANAYAMA ?

  1. La stimulation du système lymphatique qui permet d’évacuer les toxines ;
  2. Une meilleure oxygénation des muscles ainsi que du cerveau ;
  3. Une prévention des maladies cardio-vasculaires ;
  4. Une diminution de la pression artérielle et sanguine ainsi que du rythme cardiaque.

& sert aussi à lutter contre :

  1. les états de stress, d’anxiété et d’angoisse ;
  2. les douleurs et contractions musculaires au niveau du dos, des épaules et du ventre ;
  3. une digestion difficile avec des ballonnements ou de l’aérophagie

Voici quelques exercices de Pranayama

  1. Ujjâyi : la “respiration de l’océan” utilisée durant le yoga
  2. Kapalabhati (nettoyage respiratoire / des poumons) : Assis en tailleur, on inspire puis on expire par le nez avec force et rapidité, entre 25 et 50 fois… Pour ma part j’arrive à peine à le faire 10 fois, mais j’avoue que ça fait du bien. Note pour plus tard : mieux vaut avoir nettoyer son nez avant ! 🙈
  3. Nadi Shuddhi “respiration alternée”: La main droite sert à boucher le nez (narine gauche avec l’annulaire et narine droite avec l’index, toujours), inspirer à droit, expirer à gauche, inspirer à gauche et expirer à droite. Cela permettrait d’équilibrer les énergies dans le corps, son yin et son yang (sa force féminine et sa force masculine). Les bienfaits : une meilleure concentration et un renforcement de son système immunitaire, ce qui favorise la digestion et prévient les troubles pulmonaires.
  4. Sama Vritti “la respiration équilibrée” ou Respiration carré : inspirer 4 temps, Expirer 4 temps, inspirer 5 temps, expirer 5 temps… Monter tant que l’on peu puis redécendre.
  5. Surya Bedana « Soleil / Energie » : Inspirer 4 temps avec la narine de droite (masculin), et expirer avec la narine de gauche 8 temps
  6. Chamdra Bedana « Lune / Calme » : Inspirer 4 temps avec la narine de gauche (féminin), et expirer 8 temps avec la narine de droite.
  7. Shîtalî “respiration rafraîchissante”. Inspirer 4 temps avec la bouche ouverte et la langue en « U », expirer 8 par le nez. Ce exercice permet de rafraîchir le corps et esprit en accédant aux zones de notre cerveau qui régulent notre température ! Il favorise le ressourcement et la réduction des tensions nerveuses telles que l’asthme, l’anxiété, l’hyperémotivité…
  8. Brimari « l’abeille » : inspirer puis expirer en « Om » bouche fermée

PRATYAHARA = LE RETRAIT DES SENS > LA SEVE,

DHARANA = LA CONCENTRATION > LE TRONC

DHYANA = LA MÉDITATION > LES FRUITS

SAMADHI = LA CONTEMPLATION > LES FLEURS – L’illumination

IL y aurait 4 sources d’énergies principal quand ça ne va pas. Un peu comme un médicament qui nous recharge quand on a une perte d’énergie :

  1. L’aire : La respiration 3 dimensions (le devant de la cage thoracique, les côtés et derrière). Les poumons, lorsqu’ils sont dépliés, auraient la taille d’un terrain de volley ! Avoir une bonne capacité respiratoire permettrait de contrôler des choses qu’on ne peut pas contrôler par ailleurs : la sensation de faim, le rythme cardiaque, le soulagement de douleurs…
  2. La nourriture et l’eau
  3. Le sommeil
  4. La contemplation : s’émerveiller consciemment de ce qui nous entour (la nature, les personnes avec qui nous vivons, notre capacité à nous mouvoir…). Être dans l’instant.

🧘 LE PETIT PLUS, LES KRYAS :

Les Kriyas servent à « detoxifier le corps ». Un peu comme nous pouvons nous brosser les dents chaque jour, il y aurait des exercices pour nettoyer le reste du corps. En voici quelques exemples :

  • Les Dhauti (nettoyage de l’estomac, des dents, gorges, oreilles, langue) en différents mouvements :
    • Agni Sara : Assis en tailleur, inspirer, souffler, gonfler le ventre sans air et relâcher le ventre. Quand on le fait plusieurs fois, on entend parfois son ventre gargouiller / croasser !
    • Simha Mudra : Assis à genoux, les pieds croisés, avoir les yeux en l’aire, les mains écartées et souffler avec la langue sortie. Ce serait bon pour la thyroïde.
    • Jiva Bandha : Assis en tailleur, contracter le périnée, mettre la langue au palet et tirer sur la langue jusqu’à la faire claquer.
  • Neti (nettoyage du nez) : Pour cet exercice il faut un outil « Neti pot »… Je vous laisse regarder cette vidéo qui l’explique très bien. Cet exercice est clairement reconnut par le corps médical mais je n’ai jamais osée me lancer…
  • Nauli (nettoyage abdominal) : Exemple avec le Uddiyana bandha : Pour cette exercie, il faut se mettre généralement debout, se pencher en avant les main sur les genoux et rentrer son ventre jusqu’au diaphragme puis le relâcher. Il y a d’autres niveaux de complexité ensuite…
  • Trataka (nettoyage des yeux) : Exemple avec le Brahma Mudra : regard tourné vers la gauche puis tourner la tête vers la gauche. Ensuite regard tourné vers la droite puis tourner la tête vers la droite. Puis regard vers le haut et descendre la tête vers le bas. Puis regard vers le bas et monter la tête vers le haut.

🧘 Et quelle conclusion tirer de tout ça ?

Sincèrement, être dans un endroit comme la plage de Mandrem à Goa en train de me détendre entre copines juste avant le confinement, c’était le parfait timing !

Au point que je continue chaque matin à faire au moins 30 min de yoga, avant de commencer le télé-travail, et vous voulez savoir la bonne nouvelle ?

J’arrive maintenant à toucher mes pieds avec mes mains !!! Qui lu cru !

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Maars – Salime et les bons tuyaux

Salime Nassur - Head of Marketing, France, Google Cloud - Google ...
Salime Nassur

« Trouver sa voie, libérer son potentiel et devenir une meilleure version de soi-même ». Voici la promesse de Salime Nassur, ex responsable marketing chez Google. Un peu ambitieux comme slogan mais allé, je suis en confinement, les vidéos ont été faites pendant cette période et ne durent pas longtemps, le personnage semble sympathique, c’est gratuit, je me lance !

Il s’agit d’un ensemble de vidéos commentées par Mr Nassur et accompagnées de fichiers pdf « challenge », pendant 21 jours, avec comme sujet principaux :

  • Le bonheur
  • Réfléchir sur ses propres valeurs (La règle des 4C de Michael Jordan)
  • Résilience et gestion de ses peurs : les définir, les prévenir et les réparer
  • Trouver son Ikigai (ce que vous aimez, ce en quoi vous êtes doué, ce dont le monde à besoin, ce pourquoi vous êtes payé)
  • Besttitude : Rester souriant, ambitieux, bienveillant et quand ça ne va pas, il y a des solutions !
  • Comment faire le bilan de sa propre situation ?
  • etc.

Le ton choisit est agréable, voir un tantinet humoristique. Ses vidéos offrent une petite dose de philosophie, de conseils littéraires, cinématographiques et musicaux.

Il ne s’agit pas ici d’une grande révolution mais c’est un moment très agréable à regarder et les challenges sont assez simples à réaliser. Un bon moyen, quand / si on en a envie, de se poser des questions sur soi, les bonnes questions.

J’en suis au jour 7, et j’ai envie de de continuer ! N’est-ce pas ça le seul indicateur ? 😀

Lien vers le site

La résilience

« Capacité à surmonter les chocs traumatiques. »

J’ai deux bonnes nouvelles !

La première c’est que, globalement, nous avons tous été résilients au moins une fois dans notre vie : nous avons surmonté le choc traumatique de notre naissance ! 😉

Alors déjà bravo à nous tous ! 👏👏👏

La deuxième bonne nouvelle c’est que ça veut dire que nous pourrons toujours arriver de nouveau à être résilient car, quoi qu’il en soit, nous l’avons déjà fait ! CQFD !